Elberg Sandrine

Pulvérulence de la photographie

Dès ses origines, la photographie est partie en quête du ciel, de la lune et des étoiles. Cherchant des points lumineux dans la nuit noire ou l’excès de visibilité du soleil ou de la foudre. Ce qu’elle y a trouvé, ce n’est rien d’autre qu’elle-même, cette écriture de lumière. Et quand le grain du cosmos se confond avec les comètes argentiques, le voir n’est rien d’autre que du désir, aux frontières de la preuve et de l’imagination.

Bruno Dubreuil

 

La pratique photographique de Sandrine Elberg mêle recherche identitaire et exploration formelle en entretenant un rapport particulier à la Russie, d’où elle tient son nom patronymique. En 2013, l’obtention d’un atelier d’artiste va apporter de nouvelles perspectives de création. Elle y installe sa chambre noire comme nouveau territoire de jeux et d’expérimentations. L’artiste utilise ses archives argentiques noir et blanc comme autant de motifs célébrant la mort de la photographie, d’un point de vue technique, scientifique et symbolique. Son attrait pour les voyages l’invite à conduire, en parallèle, plusieurs projets à partir de la matière noire et en référence aux récits de Jules Verne : Voyage au centre de la Terre et De la terre à la Lune.