Elipe Mahé

Las patronas

Depuis 1995, au Mexique dans l’état de Veracruz, un petit groupe de femmes “Las Patronas” ont décidé de nourrir les migrants d’Amérique Centrale qui voyagent à bord de “La Bestia”, train de marchandises lourdes qui permet de rejoindre la frontière des Etats-Unis.

Elles sont soeurs, voisines ou cousines et c’est au sein d’une ancienne usine d’huile, transformée en refuge, que les Patronas cuisinent chaque jour les précieux sacs de nourriture qui seront redistribués aux migrants  dans le train en marche.

Seules certitudes pour ces bénévoles : jusqu’à 3 trains par jour, un qui-vive permanent et le geste d’amour à l’arraché sur le bord des voies.

 

Ses mots d’ordres étant le social, l’art et la communication, elle s’interroge beaucoup sur la place de l’humain dans la société, en tirant profit du médium qu’est la photographie. Mahé Elipe construit alors ses images en se nourrissant de la culture de ceux qu’elle rencontre. C’est notamment au fil de ses voyages, en Europe de l’Est en 2014, ou encore aux Etats-Unis et en Amérique Latine en 2016 qu’elle retranscrit par l’image, une partie de l’histoire des sujets qu’elle rencontre.