Lanjouère Manon

Pulvérulence de la photographie

Dès ses origines, la photographie est partie en quête du ciel, de la lune et des étoiles. Cherchant des points lumineux dans la nuit noire ou l’excès de visibilité du soleil ou de la foudre. Ce qu’elle y a trouvé, ce n’est rien d’autre qu’elle-même, cette écriture de lumière. Et quand le grain du cosmos se confond avec les comètes argentiques, le voir n’est rien d’autre que du désir, aux frontières de la preuve et de l’imagination.

Bruno Dubreuil

 

Au fur et à mesure, Manon Lanjouère prend conscience de l’intérêt de l’interdisciplinarité d’une oeuvre. Aucune pratique n’y est au service de l’autre, toutes ont la même importance et se complètent. Dès lors sa photographie progresse vers une pratique multiple, mêlant installation, son, objets, textes. La recherche scénographique devient alors une suite logique et intervient très souvent dès le début de son processus créatif. Elle considère du reste le visiteur comme spectateur et tente de l’immerger dans chacun de ses projets.