Rigoulet Gil

Mon oeil sur les années 70-80

Gil Rigoulet réalise ses premières photographies en 1975. À cette époque, le vent de l’après-68 soufflait, un sentiment de liberté gagnait les esprits dans une société en transition. Sans engagement, sans commande, il s’immergeait dans ce monde nouveau. La rue en était une vitrine parfaite. Avec son Nikon qui enregistrait sans complexe de l’Amérique du Nord à l’Europe d’Est en Ouest. Il faisait juste le constat de ce qui l’entourait. Il faut aimer la nature humaine pour y consacrer tant de temps, il faut du temps pour comprendre ces vies subies, ces manières de transcender l’ordinaire, ces situations absurdes, mais aussi cette joie de vivre et cette révolte. Il photographiait et la rue et la proximité et dévoilait son intérêt pour l’humain en établissant seulement une distance de 1,50 à 2 mètres, une zone de tension entre ses modèles et lui mais encore faut-il le percevoir parce que tout passait très vite !

 

Il devient l’un des premiers photographes au journal Le Monde en 1984. Il réalise avec Henri Cartier Bresson “Portrait d’un quotidien” en 1985 et il travaille aussi bien pour la presse magazine française qu’internationale durant 3 décennies. Dès les années 80, il se concentre sur ses recherches personnelles, comme Le Corps et l’Eau, Sur la route, Street Photography, elles sont toujours des sujets en cours 35 ans plus tard et Gil Rigoulet commence seulement à les dévoiler…